LA FONDATION | EDITO

Édito

EN SAVOIR PLUS

César Giron

Président

En tant qu’institution culturelle, la Fondation d’entreprise Martell est un lieu de convergences heureuses. Plus que jamais, ce lieu au coeur de Cognac dédié aux visiteurs et aux créateurs est un espace de respiration autant que d’évasion.

Avec l’exposition collective Places to be, la Fondation continue d’explorer le territoire artistique qu’elle s’est donnée comme horizon en invitant, pour la première fois, plusieurs créateurs à inventer une seule et même expérience. Pendant que L’ombre de la vapeur d’Adrien M & Claire B quittait nos murs pour la Gaîté Lyrique à Paris, notre espace d’exposition est transformé, passant de l’ombre à la lumière, du vide au plein, de l’immatériel au mobilier.
Au-dessus, les Ateliers du faire font de la Fondation l’écosystème culturel imaginé dès 2016. Équipés de machines-outils de pointe, ils offrent aux artistes et artisans la liberté de créer des oeuvres uniques, alliant matières et savoir-faire. C’est la meilleure façon, pour cette ancienne usine, de raconter le passé industriel d’un lieu déjà conçu en 1928 comme un outil de production. L’histoire qui reste à écrire commence par les contours oblongs et les reflets profonds de La Cène, monumentale commande en bronze passée à Guillaume Bardet sur laquelle de nombreux repas ont été et sont partagés à l’avenir.
L’avenir justement, passe par la fin du chantier de ce bâtiment iconique, programmée pour décembre 2020. A ce moment-là, le laboratoire d’idées, de gestes et d’oeuvres que tend à devenir la Fondation constituera un lieu-outil unique au monde.

En attendant, nous poursuivons notre vocation de nourrir la sensibilité de nos publics afin de partager, dans la durée, une capacité d’empathie collective à travers des expériences familières ou insolites.

Nathalie Viot

Directrice

L’année 2020, troublée et troublante à l’ombre du coronavirus, aura peut-être permis une resynchronisation. Cette occasion offerte de mieux correspondre au monde, pose la question d’adapter nos rythmes de vie à celui de la planète. Le confinement amène à repenser individuellement et collectivement la façon d’investir nos habitations. C’est une heureuse coïncidence que l’exposition de design Places to be, imaginée pourtant dès 2018, aborde ce sujet à travers les propositions de 14 designers du monde entier.

L’isolement forcé au printemps fut aussi l’opportunité de nouvelles correspondances aux siens, pour reprendre contact autrement. La distance a paradoxalement connecté les populations, toutes confrontées au même défi. La Fondation, à travers son programme événementiel annuel (Boum électro, Journées européennes du patrimoine, kids zone du Festival des Littératures Européennes), biennal (Festival MétaMusique) ou ponctuel (concerts, rencontres Care) s’inscrivait déjà dans cette démarche de création de liens.

De rencontres, il est aussi question au sein de nos Ateliers du faire, où entrent en correspondance des arts trop souvent cloisonnés. Des matières aux oeuvres, en passant par les gestes, ces ateliers donnent à voir le processus que traversent artistes et artisans tout au long de leur travail. Ouverts fin 2019 et organisés autour de l’ensemble en bronze La Cène de Guillaume Bardet, ils ont accueilli le Collectif Tutti et leur spectacle transdisciplinaire Snowball, avant de devenir l’outil central de la production de Places to be grâce au travail des associations Cobble et la Griff’ du Chas et du souffleur de verre Jean-Charles Miot qui y ont fabriqué les oeuvres en bois, en céramique, en verre et en tissu.