LA FONDATION | EDITO

Édito

EN SAVOIR PLUS

César Giron

Président

« La Fondation d’entreprise Martell poursuit son développement, un an après l’ouverture des premiers espaces au rez-de-chaussée de la tour de Gâtebourse. Le lustre Shine a Light de Nathalie Talec a fait du hall d’accueil une fenêtre vers la création, tandis que L’ombre de la vapeur d’Adrien M & Claire B a offert aux visiteurs un moment d’exception, ludique pour certains, contemplatif pour d’autres, inédit pour tous.

L’axe choisi pour l’exercice 2018-2019 s’inscrit dans la continuité de cette ouverture. La bienvenue, l’art de recevoir, d’accueillir chez soi peut résumer ces 12 mois entre nos murs. à travers les multiples rencontres organisées par l’équipe de la Fondation, les visiteurs ont exploré ces nouveaux espaces et les ont vus s’animer au fil des événements.

L’espace d’accueil, d’abord, a été le cœur du nouveau programme Care. Tantôt place de marché, salle de cinéma ou galerie d’art, il a tenu ses promesses, comme un sas de décompression entre le temps quotidien et le temps suspendu. L’ombre de la vapeur, au-delà de son exploitation en tant qu’installation d’art contemporain, a été le cadre de visites pédagogiques pour les plus jeunes ou encore de séances de yoga hebdomadaires. Au printemps, la 1ère édition du Festival MétaMusiques a même investi l’ensemble du site de Gâtebourse dans des formats de concerts pour tous les goûts, dans une ambiance joyeuse. Le développement des partenariats locaux (festival LEC, centre d’art La Palène), l’accueil d’artistes-voyageurs (Mario D’Souza, Samplerman) et l’ouverture des Ateliers du faire pour créateurs en résidence, ont parachevé cette volonté d’accueillir, ici à Cognac, comme chez soi. »

Nathalie Viot

Directrice

« Nous avons toujours considéré le public comme partie prenante des projets culturels, plutôt que comme leur aboutissement. La programmation développée cette année a permis d’implémenter cette idée à plusieurs niveaux.

La première stratégie était de faire de l’espace d’accueil, un accueil tout court. C’est là qu’est ainsi né le programe Care, imaginé pour prendre soin de soi, des autres et de la planète. Marchés bio, projections de films engagés, conférences sur des enjeux de société, rencontres de créateurs… ont donné la parole aux citoyens. Les artistes Mario D’Souza (au 5e étage) et Samplerman (dans l’escalier) ont apporté leur propre témoignage, comme un récit de voyage spatial ou temporel.
Avec L’ombre de la vapeur, Adrien M & Claire B ont transformé l’espace sans l’occuper, laissant la place aux visiteurs de devenir acteurs du lieu. Nous avons choisi d’augmenter cette approche en y organisant différents formats d’événements (dîners, séances de yoga, visites…). L’instinct ludique des enfants ou le regard contemplatif des plus grands ont validé cette expérience comme mise à disposition de l’espace au bénéfice de tous.
Le spectacle vivant enfin, dans sa dimension collective, est l’un des meilleurs véhicules de l’art de recevoir. Avec le Festival MétaMusiques, inédit dans son approche musicale plurielle, mais aussi avec Ma bête noire de Thomas Chaussebourg ou la programmation Kids du festival LEC, nous avons essayé de nourrir une certaine cohésion de l’instant.

Les Ateliers du faire, livrés à l’été 2019, permettront d’aller plus loin encore dans l’ouverture de la création à tous les publics. »